"Dans la région de Metz, une ceinture dorée, très voyante, était remise à la mariée et nouée par les jeunes filles invitées à la noce; le mari la dénouait à son arrivée et la mariée devait la remettre par les jambes, pour être, disait-on, maîtresse dans son ménage. La coutume voulait aussi que la mère du marié offre à sa nouvelle belle-fille une pièce d'or, soit à la sortie de l'église, soit en arrivant à la porte de la maison où se donnait le repas.
Plus étonnant était l'habitude voulant que la cuisinière principale fasse son apparition au dessert, avec un pansement au bras, en simulant une brûlure. Dans la région de Boulay, elle se mettait carrément un oreiller ou un édredon sur le dos. Une servante faisait alors la quête, avec une grande louche, "pour la soigner": une façon comme une autre de la récompenser de son travail, presque toujours gracieux et amical. Dans la région de la Nied, un des souliers de la mariée lui était dérobé pendant le repas pour être mis aux enchères et constituer le salaire de la cuisinière et de ses aides. Parfois les garçons qui n'avaient pas été invités venaient à la fin du repas chanter aux portes ou aux fenêtres de la salle de banquet, afin de se faire inviter au bal. Lequel, en région messine, commençait ou finissait très souvent par le "quadrille des vieux". "
Extrait du "7 HEBDO" du Républicain lorrain du dimanche 13 août 2006.
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