"La demande en mariage, suivie de fiançailles, passait souvent par l'emploi de mots spécifiques, désignant le promis et la promise, comme ceux de fèchenot et fèchenotte, ou encore de vauzenot et vauzenotte, dont l'origine se perd dans la nuit des temps (avec peut-être, pour le second, le mot vôze désignant un bouquet)
Cela dit, la demande faite et acceptée, devait, dans la région de Metz, être officiellement renouvelée le matin même du mariage. La mariée, une fois habillée, attendait donc aux côtés de ses parents la visite de son futur époux et de son père, qui allaient réitérer publiquement la demande ou du moins se livrer à un simulacre.
Entre temps, dans bien des secteurs de la Lorraine, les invitations à la noce avaient été faites, généralement par des femmes des deux familles, qui passaient dans les maisons en y distribuant des "épingles de la mariée", que l'on nommait aussi des nonnettes. Dans la région de Metz, au contraire, c'étaient les futurs mariée eux-mêmes qui s'en chargeaient et portaient quinze à dix jours avant le jour J des gâteaux aux invités, qui leur offraient en retour de petits cadeaux. On se contentait en moyenne de 20 à 50 invités, sachant que les grandes noces lorraines pouvaient voir ce chiffre monter jusqu'à 100 ou 150 personnes. Enfin, la veille des noces, on procédait souvent au transport, en cortège, du mobilier offert par les parents de l'un des mariés (lit, armoire...), et que l'on livrait dans la maison des parents de l'autre, où le jeune couple devait résider après le mariage. S'y ajoutaient bien sûr le trousseau et les divers affutiaux de la belle. Ensuite, la dernière étape préparatoire allait souvent consister à décorer de bouquets champêtres la grange ou l'étable ou était organisé le grand banquet du lendemain."
Ceci est un article publié le dimanche 6 août 2006 dans le supplément dominical du "Républicain Lorrain"
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